A- Les héritages de la Première Guerre mondiale À la conférence de la Paix réunie à Paris, de janvier à mai 1919, le "conseil des quatre" (France, Royaume-Uni, Italie et États-Unis) avait imposé la volonté des vainqueurs aux La création de cette alliance de revers, puis de l'alliance franco-anglaise, crée les conditions de la création dans le Reich d'un sentiment d'encerclement[42], que les actions diplomatiques du Reich essaient de briser. Si la première guerre mondiale est déclenchée directement, par le jeu des alliances par l'assassinat de l'archiduc François Ferdinand à Sarajevo, héritier du trône d'Autriche, il existe d'autres causes plus profondes : - Nationalisme fort et exacerbé - Montée des impérialismes - … Empire expansionniste tard venu dans la course à la puissance, situé au centre de l'Europe, le Reich modifie les rapports de force entre grandes puissances. Le bilan humain La première guerre mondiale aura fait 10 millions de morts en Europe, dont 1.4 million en France et 2 millions en Allemagne. Cet effort de guerre se traduit au prime abord par un enrôlement massif de soldat estimé a près de 200 000.Ce sont en majeure partie ce qu’on appelait les Tirailleurs Sénégalais. Ces deux États doivent aussi compter avec les ambitions italiennes en Albanie, faisant de ce royaume, un acteur important de la politique balkanique[100]. En 1911, la guerre italo-turque crée les conditions d'une entente des États balkaniques contre la Turquie[106], enhardissant les petits États balkaniques[107] : des traités d'alliance, patronnés par la Russie, entre la Serbie et la Bulgarie puis entre la Grèce et la Bulgarie sont signés en mars et en mai 1912. L'annonce des circonstances de la mort de l'héritier du trône suscite au sein de la double monarchie des réactions diverses, de la tristesse à la satisfaction de voir disparaître le plus fervent partisan du trialisme[4] : Conrad, le chef d'état-major austro-hongrois ou encore Istvan Tisza, le président du conseil du Royaume de Hongrie, semblent soulagés, pour des raisons différentes[5] tandis que le ministre commun des affaires étrangères, Berchtold, est profondément attristé[6]. Ce désordre dans le jeu des grandes puissances se matérialise par la mise en place d'alliances fluctuantes entre ces États, alliances patronnées par ces grandes puissances rivales, aspirant l'une comme l'autre à dominer la péninsule pour se faufiler vers la Méditerranée[102] ainsi que par des compromis de courte durée entre grandes puissances. La cause directe de la guerre fut l’attentat de Sarajevo en Bosnie-Herzégovine, le 28 juin 1914, ou l’archiduc François Ferdinand d’Autriche, héritier du trône des Habsbourg et sa femme furent assassinés, par Gavrilo Princip, un étudiant bosniaque lié aux milieux serbes. Outre la surproduction industrielle, ce dernier repose principalement sur la spéculation boursière et le crédit. La volonté, de la part de l'Allemagne, de se comporter comme une puissance militaire et économique développa la crainte des autres Etats européens vis-à-vis de ce pays, et influença donc les relations diplomatiques. Cette présence austro-Hongroise dans les Balkans contribue à dégrader les relations de la double monarchie, et par voie de conséquence du Reich, avec la Russie et à la pousser dans une alliance avec les adversaires du Reich, puis à renforcer les liens qui unissent l'empire des Tsars à la France[95]. La deuxième guerre mondiale: causes et conséquences. La guerre renforça considérablement les sentiments anticoloniaux et nationalistes en Afrique occidentale. III-LE DEROULEMENT DE LA GUERRE (ETAPES)  Depuis le début des guerres balkaniques, les principales puissances européennes se sont engagées dans un renforcement massif de leur appareil militaire respectif. La première guerre mondiale et ses conséquences. En 1914, devant la vitalité du petit royaume de Serbie, les responsables austro-hongrois voient la sujétion de la Serbie comme une « question vitale » pour la double monarchie[82]. Chaque nation augmenta considérablement ses dépenses militaires pour ne pas accuser un retard dans la «courses aux armements ». La seconde guerre mondiale a influé sur la situation politique de l’Afrique Occidentale. Seule la Russie, touchée dans ses sphères d'influence vitales, semble prête à prendre le risque d'un conflit avec la double monarchie[18]. L’Allemagne avertit la Russie que, si cette mobilisation se poursuivait, les deux nations entreraient en guerre. À l'issue d'une période d'accalmie, les grandes puissances, Autriche-Hongrie et Russie, souhaitent maintenir le statu quo dans la péninsule, mais le 15 octobre 1912, les états de la ligue balkanique entrent en guerre contre la Turquie. Depuis le déclenchement de ce conflit, les intellectuels, les militants politiques et les historiens se sont penchés sur ces causes, entraînant l'existence d'une historiographie nombreuse et variée. L'Italie lorgne sur l'Albanie depuis les années 1870. Les champs obligatoires sont indiqués avec *. Un refus serbe à quelque moment du déroulement du scénario entraînerait immanquablement une « expédition de châtiment »[19]. Ces succès autorisent le royaume à formuler des revendications en Albanie, en échange de l'absence de revendications en Macédoine mais, peu soutenue ni par la Russie, qui ne souhaite pas « se laisser entraîner dans une guerre à l'occasion de la question du port serbe sur l'Adriatique », selon le mot d'un diplomate russe, ni par la Bulgarie, qui défend une lecture stricte du traité de mars 1912, la Serbie voit ses revendications territoriales en Albanie remises en cause lors de la conférence de Londres. Durant l'automne 1908, la diplomatie austro-hongroise s'attache à préparer l'annexion, notamment en s'engageant auprès de la Russie à ouvrir une négociation sur le régime des détroits, mise en place à partir de la Conférence de Paris[117] ; la diplomatie russe ne s'oppose en effet pas à l'annexion, à la condition qu'elle soit approuvée lors d'un congrès par les puissances garantes de la situation dans les Balkans[118]. 1916 : la bataille de Verdun et le rôle du général Pétain. Je partage avec vous dans cet article une séquence de 6 séances abordant les deux guerres mondiales du XXème siècle.Cette séquence vient s’inscrire dans le thème : « La France, des guerres mondiales à l’union européenne ». Lisez ce Art Cours et plus de 246 000 autres dissertation. Cependant, la presse nationaliste serbe, profitant de la liberté garantie par la constitution, se déchaîne contre la double monarchie, en dépit des demandes de diplomates serbes en poste en Europe et de remontrances de l'ambassadeur d'Autriche-Hongrie. Lisez ce Histoire et Géographie Dissertation et plus de 247 000 autres dissertation. Ainsi, dans le cadre de la recherche d'un allié face au Reich, la France se rapproche, à partir de 1892 de la Russie[55], entrée en opposition dans les Balkans avec l'Autriche, soutenue par l'Allemagne[56]. Plusieurs clauses en ressortirent. Le COE offre plusieurs bourses de formation dans les meilleures écoles privées au Sénégal. Plusieurs traités on été signé a la fin de la guerre pour réorganiser le monde très bouleversé : Le TRAITE DE VERSAILLES (28 juin 1919), de SAINT-GERMAIN EN LAYE ET DE TRIANON (10 sep 1919), de Neuilly (27 novembre 1919) et de SEVRES (11 août 1920). Les grandes puissances européennes se regroupèrent alors en deux camps hostiles et antagonistes : la Triple Alliance, ou Triplice réunissant l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie et l’Italie, et la Triple Entente, comprenant la France, le Royaume-Uni et la Russie. Durant cette période, cependant, le gouvernement serbe multiplie les déclarations maladroites ou déplacées, assurant, par exemple, lors de la messe de requiem au représentant autrichien à Belgrade apporter à l'enquête le même soin que pour le meurtre d'un membre de la famille royale serbe, ce qui apparaît comme une provocation[12] ; ou encore développer, et laisser développer par la presse, la thèse de la légitime défense des Serbes face à la politique menée dans l'empire des Habsbourg[13]. Le 5 mars 1913, la Loi des trois ans est proposée au parlement qui l'adopte le 7 août 1913[70] : elle porte les effectifs de l'armée à 750 000 hommes, par le retour partiel au service militaire d'une durée de trois ans et l'appel dès la vingtième année[72]. CM1 -n°14- L`empire colonial de la France en Afrique et en Asie. Les conséquences de la première guerre mondiale sont dévastatrices pour l’Europe. LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE, CAUSES ET CONSÉQUENCES. En Afrique une force britannique prit possession du Togo en août 1914. La révolution industrielle : causes et conséquences. La crise bosniaque de 1908-1909, durant laquelle le royaume de Belgrade a dû céder face aux prétentions de la double monarchie, a exacerbé les tensions entre Slaves du Sud et austro-hongrois, incitant à la mise en place de sociétés secrètes nationalistes serbes, œuvrant à la fois à l'intérieur et à l'extérieur du royaume[91]. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Ainsi, alors que, jusqu'au 28 juillet, la crise découlant de l'assassinat de François-Ferdinand demeure austro-serbe, la déclaration de guerre austro-hongroise au royaume de Serbie transforme cette crise balkanique en crise puis en guerre européenne très rapidement[19]. Le peuple aspire à la paix et à l’internationalisme. Tout droit réservé. Ce fut donc une véritable boucherie humaine. Pour l’Afrique, la conséquence immédiate de la déclaration de guerre en Europe fut l’invasion des colonies allemandes par les Alliés. Les états qui souhaitent ne pas participer à une conflagration générale, notamment la Belgique et les Pays-Bas, mènent aussi une politique de réarmement : la Belgique adopte un projet de loi visant à permettre la création d'une armée de 330 000 hommes sur plusieurs années, tandis que les Pays-Bas et la Suède adoptent, par la voie de leur parlement, des lois visant au renforcement de leur appareil militaire[75]. A la fin de l’année 1914 il n’y avait ni vainqueurs et ni vaincu et le front s’est plus ou moins stabilisé. 1 La Première Guerre mondiale et ses conséquences Thème: « La Nouvelle-Calédonie pendant la Première Guerre mondiale. CONCOURS DES Eaux et Forêts Session 2019. Les diplomates en poste dans le royaume rapportent avoir assisté à des manifestations de joie, autant à Belgrade qu'en province[8], en dépit de l'annonce de l'observation, en Serbie, d'un deuil de huit semaines. Cependant, la situation en mi-teinte du Reich en Turquie est contrebalancée par ses succès en Bulgarie[48], mais ces succès sont remis en cause par la défaite bulgare du printemps 1913[50]. Ainsi, au début du XXième siècle, avec des armées renforcées, et des Etats qui se regardent en chiens de faïence, un antagonisme affiché, l’Europe était dans une logique de guerre. Mais ces mesures ne permettent pas à la double monarchie d'achever la remise en état de son appareil militaire[71]. Alors que, en 1913, le Reich avait empêché son allié austro-hongrois de mener une action offensive contre la Serbie, le gouvernement allemand, informé par son ambassadeur en poste à Vienne, du relatif consensus qui règne au sein des responsables austro-hongrois[15], juge la situation européenne favorable à un règlement définitif, « énergique et décisif » (selon le mot de l'ambassadeur allemand à Constantinople) du différend austro-serbe. Auprès de la Russie, la diplomatie austro-hongroise s'est engagée, lors d'une entrevue avec le ministre russe des affaires étrangères, Alexandre Izvolski, à appuyer un changement dans le régime des Détroits[92]. Pour l'historien Fritz Fischer, c'est dans ce contexte d'effritement de ses alliances que le Reich incite son allié austro-hongrois à se montrer ferme lors de la crise de juillet 1914[25]. -Rivalités économiques et coloniales. Londres propose une conférence européenne, Saint-Petersbourg des « conversations directes », basées sur la réponse serbe à l'ultimatum. Devant le renforcement constant des capacités militaires des probables adversaires du Reich, les principaux responsables militaires du Reich émettent l'idée d'une guerre préventive contre la France et la Russie : à leurs yeux, le réarmement russe mettrait le Reich dans l'obligation de refondre ses plans de guerre à l'horizon 1916, le plan Schlieffen ne pouvant plus s'appliquer dans le contexte supposé de 1916-1917 : à partir de 1912, l'idée d'une guerre préventive gagne du terrain parmi les officiers généraux, ce dont les responsables français et britanniques sont parfaitement conscients[74]. En effet, en dépit du soutien résolu de l'état-major turc, formé par la mission militaire allemande, l'influence allemande dans l'Empire ottoman décline dans le courant de l'année 1913, faute d'argent pour accéder aux besoins financiers turcs, selon le mot de Guillaume II lui-même[49]. Durant l'été 1908, appuyé par le Reich, Aloïs d'Aerenthal, souhaitant rassembler les Slaves du Sud de la double monarchie sous un même sceptre[80], défend l'idée d'un rééquilibrage dans les Balkans, dont l'annexion formelle de la Bosnie-Herzégovine constitue le premier pas[92] et l'arrêt de la propagande serbe dans la double monarchie le second[105]. À cette augmentation des effectifs s'ajoute, avec l'aide financière de la France[73], une modernisation de l'artillerie et la création de nouvelles lignes de chemins de fer vers les frontières allemande et autrichienne[72]. En effet, les succès serbes réalisent, dans les faits le programme nationaliste serbe, annexant des territoires peuplés de Serbes, contrôlant une partie et ayant conquis un débouché maritime pour le royaume de Belgrade[123]. Dans les faits, c'est le 6 juillet 1914 que le « chèque en blanc », donné au ministère austro-hongrois des affaires étrangères, est « constitutionnellement contresigné », selon le mot de Fritz Fischer[24] : l'initiative est en dernier ressort laissée à Vienne, mais, souhaitant résister à la « marée slave », selon le mot même de François-Joseph[25], les responsables de la double monarchie, malgré l'opposition à ce stade de Tisza, président du Conseil du royaume de Hongrie, et les réserves de Karl Stürgkh, président du conseil autrichien, partisans l'un comme l'autre de l'envoi d'une note acceptable par les Serbes, se montrent favorables à un conflit avec la Serbie[26]. Sur le plan moral l’Allemagne est déclarée responsable de la guerre, elle fut désarmée et perd 88 000 de km2 dont l’alsace et la lorraine récupérée par la France. En 1912, la durée du service militaire avait été portée à trois années pour les unités montées (deux années pour les unités non montées), tandis que le contingent annuel de l'armée commune avait été porté de 103 000 à 160 000 hommes en temps de paix[70]. Cette défaite diplomatique de la Serbie, et plus encore de la Russie, incite cette dernière à resserrer les liens qui l'unissent au petit royaume balkanique, à en faire son alliée privilégiée dans la région[18], et à la soutenir, sous peine de perdre son influence dans la péninsule[19]. Ces traités non seulement mettent en place une alliance défensive, mais aussi élaborent des plans de partage de la partie européenne de l'Empire ottoman. À partir de 1909, la politique balkanique de l'Autriche-Hongrie pousse le Reich à soutenir de plus en plus fermement son alliée face à l'empire Russe[94]. Dans la société européenne en transformation du début du XXe siècle, l'idée de peuple, de Volk joue un rôle essentiel dans la constitution d'une communauté nationale, du moins pour une partie non négligeable de la société[130]. En décembre 1913, la France remplace l'Allemagne comme principal bailleur de fonds de la Grèce et de la Roumanie, en dépit de contre-mesures allemandes symboliques, comme l'octroi du bâton de maréchal au roi Constantin[142]. Assurée du soutien inconditionnel du Reich, officiellement le 7 juillet[19], en réalité dès le 4, par des contacts moins formels[20], soutien qui se matérialise, le 24 juillet, entre autres par l'envoi à l'ensemble des ambassades et consulats du Reich, d'une note fournissant des argumentaires aux destinataires[21], le gouvernement austro-hongrois prépare un texte minutieusement étudié pour être refusé par le gouvernement de Belgrade[22] : les mots employés dans la note font l'objet d'échanges entre les gouvernements austro-hongrois et allemand. À partir de la fin des années 1950, cependant, les historiens allemands, en opposition avec la vision qui prévalait depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, tendent de plus en plus à considérer les deux conflits mondiaux comme les bornes d'une période historique spécifique[144]. Il fut nommé le chef du gouvernement par le président de l’Allemagne, Hindenburg, mais cela ne suffit pas pour Hitler. Le 23 juillet, à 18 heures (horaire choisi en fonction de l'horaire de départ annoncé du président français, de retour de visite en Russie[31]), la note austro-hongroise est remise par l'ambassadeur d'Autriche-Hongrie au ministre serbe des Finances (assumant l'intérim pour le premier ministre en déplacement à Niš[32]), qui dispose alors de 48 heures pour l'accepter[21]. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Au terme de ce processus de renforcement des capacités militaires russes, en 1917[67], l'armée doit compter près de 2 millions de soldats[73]. Première Guerre mondiale et ses conséquences » du bloc 1 « Guerres, démocratie, totalitarisme, fait colonial », au début du premier trimestre. En 1961, Fritz Fischer publie en Allemagne fédérale un ouvrage, Griff nach der Weltmacht, traduit en français sous le titre Les Buts de guerre de l'Allemagne impériale, dans lequel il étudie l'opinion publique allemande durant le Premier conflit mondial. En 1918, c’est le triomphe temporaire de la démocratie et du libéralisme car les nouveaux Etats créés par les traités de paix sont tous des démocraties. Les causes de la Première Guerre Mondiale (14-18) sont multiples, avec des combattants séparés entre deux entités qui ont formé les conséquences que nous Deux ans après sa création, le Service de l’air de l’armée russe était devenu la plus grande force aérienne au monde avec 360 avions et 16 dirigeables. Alors que dans les années 1900, la Russie, par sa politique de réarmement massive, avait imposé le rythme de croissance des appareils militaires de l'ensemble des pays d'Europe, c'est le Reich qui impose aux États européens son rythme d'augmentation des budgets et des effectifs militaires dans les deux années précédant le conflit[61]. En parallèle, à partir de 1860 s’opère une libéralisation des échanges internationaux par le … Prévenez-moi de tous les nouveaux articles par e-mail. -Lassitudes -Mutineries. Contrairement à l'Allemagne qui manque structurellement de capitaux, la France dispose en 1914 de solides réserves financières, utilisées pour consolider les alliances politiques. Appel à candidatures pour l’admission au Certificat en admission scolaire ! Après plus de quatre années de combats, Le nombre des victimes s’éleva à plus de 8 8 millions de militaires et plus de 13 13 millions de civils. Ainsi, dès 1898, Rouard de Care, professeur de Droit à l'université de Toulouse, réfléchit sur les changements induits par la notion de « nation en armes »[131]. Ainsi, un mémorandum établi par des diplomates et des historiens allemands est publié au début de l'année 1919, puis une réponse alliée, la « note d'envoi », tandis que Karl Kautsky se propose de publier une sélection de documents visant à démontrer la responsabilité partielle du gouvernement du Reich impérial dans le déclenchement du conflit. Ce dernier texte, même s'il est abandonné en 1910, donne aux officiers des cadres de pensées qui mettent en avant la finalité sur les moyens utilisés : il a contribué à la formation des officiers allemands engagés en 1914 dans le conflit[129]. Au début juillet, en dépit d'une médiation russe, permise par le traité de 1912, et des conseils autrichiens, la Bulgarie lance une agression contre la Serbie, rapidement tenue en échec. Mais la réflexion sur les raisons de déclenchement du conflit débutent dès la fin de l'année 1914, lorsque Lénine met en parallèle les buts avoués et les objectifs cachés des puissances engagées dans le conflit. Le Traité de Versailles est particulièrement mal accepté par le peuple allemand qui le considère comme un « Diktat ». Le coup d'état de 1903 crée les conditions d'une nouvelle donne dans les relations austro-serbes. Dans le contexte de la guerre russo-japonaise, au début de l'année 1905, les responsables du Reich entendent profiter de l'empêchement de la Russie à intervenir sur la scène européenne pour disputer à la France son influence nouvellement acquise au Maroc, arguant que l'évolution de la situation marocaine concerne l'ensemble des puissances. A gauche : le bolchévisme et le communisme 2. Aux yeux d'un certain nombre d'intellectuels, le déclenchement d'un conflit européen de grande ampleur sur l'échelle du continent européen ne constitue nullement une surprise[125], même si le premier conflit mondial se révèle être, pour la majorité des membres des classes d'âge destinées à être appelées sous les drapeaux, la première expérience belliqueuse[128]. Evaluatrion sur la première guerre mondiale et ses conséquences INTRODUCTION Après plus de 4 années de guerre acharnée, les canons se taisent en Europe et dans le reste du monde. On remarque également la présence de nombreuses personnes gardant encore des séquelles physiques visibles de la Première Guerre Mondiale, qu'on nomme les « gueules cassées ». En 1914, au moment où l’humanité commençait à tirer un réel profit des avancées de la Révolution Industrielle et au moment où l’Europe était au summum de sa puissance un conflit éclata sur le vieux continent. Ces traités semblent conçus par les diplomates russes qui participent à leur élaboration et les utilisent comme un moyen de restaurer l'influence et le prestige russe, entamés par la défaite essuyée lors de la crise de 1909[108]. À la fin de l'année 1912, sur un rapport de Moltke, favorable à un ambitieux programme de réarmement[61], ces dispositions sont complétées en janvier 1913 : le projet alors déposé devant le Reichstag prévoit une augmentation des effectifs de l'armée impériale en temps de paix de 132 000, soit un effectif de 761 000 soldats[63] : le 1er octobre 1913, une première tranche de 72 000 hommes est appelée sous les drapeaux[65]. À 11 h GMT, le 11 novembre 1918 (plus tard connu comme jour de l’Armistice), les combats de la Première Guerre mondiale prirent fin à la suite d'un armistice avec l’Allemagne. La seconde guerre balkanique se termine sur une défaite sans appel de la Bulgarie, écrasée sous les offensives menées conjointement par les Serbes, les Grecs et les Roumains[122]. Cette visite constitue l'occasion pour le roi de Serbie de réitérer son souhait de voir réunis dans un même État l'ensemble des populations serbes, aussi bien celles de son royaume que celles de la double monarchie et celles de l'empire ottoman[60]. La première guerre mondiale qui débuta le 28 juillet 1914 et prit fin le 11 novembre 1918, a été un véritable désastre pour l’humanité. Rapidement, les autorités autrichiennes tentent de réagir, dans un premier temps par une guerre commerciale, puis par l'annexion formelle de la Bosnie-Herzégovine à l'automne 1908[79].