Les rois de France disposaient cependant de revenus de plus en plus importants et avaient donc un avantage militaire sur Henri III[100]. Les loyalistes décidèrent de couronner Henri immédiatement pour renforcer sa revendication au trône[18],[n 3]. La mère d'Henri III fut incapable de s'imposer dans le gouvernement de régence et elle retourna en France en 1217 où elle épousa le puissant noble poitevin Hugues X de Lusignan[70],[71],[n 8]. En son absence, les divisions s'accrurent entre ses partisans français et anglais tandis que le cardinal Guala déclara que la lutte d'Henri III contre les rebelles était une croisade religieuse[37],[n 4]. Henri, né le 15 avril 1367, est le fils [4] de Jean de Gand et de Blanche de Lancastre.Par son père, il est le petit-fils du roi Édouard III d'Angleterre.Il naît au château de Bolingbroke, dans le comté de Lincolnshire.Pour cette raison, il est surnommé « Henri Bolingbroke ». Henri III tenta d'exploiter cela en encourageant les barons à se rallier à lui en échange de la rétrocession de leurs terres et de la promulgation d'une nouvelle version de la Magna Carta non sans avoir retiré certaines des clauses dont celles défavorables à la papauté[34]. Henri III assuma formellement ses fonctions gouvernementales en janvier 1227 même si certains contemporains ont avancé qu'il était légalement resté un mineur jusqu'à son 21e anniversaire l'année suivante[96]. Monfort fut néanmoins incapable de profiter de sa victoire et le désordre se poursuivit dans le pays[324]. Ayant coûté plus de 200 000 livres, la campagne militaire avait épuisé tout le trésor prévu pour la croisade et Henri III s'était lourdement endetté auprès de son frère Richard et des Lusignan[256],[253],[5]. La position du jeune roi était précaire et il dut faire face à de nombreuses révoltes organisées par une grande partie de la noblesse française qui avait conservé ses liens avec l'Angleterre[106]. De retour de Gascogne, et à l'instigation de leurs épouses respectives, Henri III rencontra Louis IX pour la première fois et les deux rois devinrent de proches amis[255]. Le contrat de mariage fut signé en 1235 et Éléonore se rendit en Angleterre pour rencontrer Henri III pour la première fois[190]. La campagne fut hésitante et sapée par le retournement d'alliance d'Hugues qui, ayant renoncé à l'Aunis, rallia le roi de France[212],[5]. Leur zèle pour obtenir le paiement des amendes ou des dettes fut très mal accepté par les classes inférieures[132],[5]. Cette seconde cérémonie était destinée à renforcer l'autorité du roi ; Henri III promit de restaurer les pouvoirs de la Couronne tandis que les barons juraient de rendre les châteaux royaux et de payer leurs dettes sous peine d'excommunication[82]. Henri III adopta alors ce que l'historien Michael Clanchy a qualifié de « stratégie européenne » destinée à former des alliances avec d'autres puissances européennes pour contraindre Louis IX à abandonner ses territoires[243],[244]. Il est né au château de Winchester. Il lui offrit de riches présents et s'intéressa personnellement à son installation dans sa nouvelle résidence[193]. Par un concours de circonstances extraordinaire, le comte Henri d'Anjou, dit Henri Plantagenêt, ceint la couronne d'Angleterre le 19 décembre 1154. Les demandes de réformes se poursuivirent et un nouveau Parlement se rassembla en juin ; il adopta une série de mesures appelées les provisions d'Oxford qu'Henri III promit de respecter[283],[284]. Le retour de Louis en avril renforça sa cause et il divisa ses forces en deux : une fut envoyée au nord pour assiéger le château de Lincoln et la seconde resta dans le Sud pour capturer le château de Douvres[41]. Les Lusignan commencèrent à violer la loi pour prendre l'ascendant sur les autres barons et les Savoyards et Henri III fit peu pour les en empêcher[224]. Le trésor royal était dans une situation difficile au sortir de la guerre et quand Édouard décida de participer à la huitième croisade en 1268, il devint évident que de nouvelles taxes étaient nécessaires[335],[336]. Les Gallois étaient toujours en lutte ouverte contre le roi et ils s'allièrent avec l'Écosse[5]. De la même manière, les demandes de fonds du pape Innocent IV pour financer sa lutte avec l'empereur Frédéric II déclenchèrent des protestations[173]. Pour Henri III, la communauté était un important symbole de ses espoirs de reconquête du Poitou et de ses autres fiefs en France ; ainsi, beaucoup de Lusignan devinrent de proches amis de son fils Édouard[217],[220]. La mort de Jean avait apaisé certaines craintes des rebelles tandis que les loyalistes contrôlaient encore plusieurs châteaux dans les zones occupées[33],[32]. Henri était en sûreté avec sa mère dans le château de Corfe dans le Dorset lorsque le roi Jean mourut[16]. Le fils d'Henri III, Édouard, était initialement opposé au coup d'État mais il rallia Montfort et l'aida à faire adopter les radicales provisions de Westminster de 1259 qui introduisaient de nouvelles limitations à la noblesse et à la Couronne[290]. Il agrandit le complexe royal de Westminster à Londres en reconstruisant le palais et l'abbaye pour un coût d'environ 55 000 livres[141],[142],[n 6]. Au XIXe siècle, les historiens victoriens comme William Stubbs, James Ramsay et William Hunt cherchèrent à comprendre l'évolution des institutions parlementaires sous Henri III[5]. Sous le règne d'Henri III, les comtés commencèrent à envoyer des délégations régulières à ces parlements qui ne représentaient plus uniquement les principaux barons[128],[129]. Lorsque de Monfort rentra en Angleterre, Henri III, soutenu par Éléonore, resta à Paris pour réaffirmer l'autorité royale et il commença à édicter des ordres royaux indépendamment des barons[294]. Il nomma ensuite des Roches comme gardien d'Henri III pour pouvoir se consacrer aux questions militaires[28]. Par la suite, Henri III se concentra sur la diplomatie et forma une alliance avec l'empereur Frédéric II. François de Clèves est gouverneur ainsi que lieutenant-général du roi, et participera à la répression de la conjuration d’Amboise, en 1560. Henri III promit de respecter la Grande Charte limitant les pouvoirs royaux et garantissant les droits des nobles que son père avait tenté d'abroger. Une des possibles conséquences de ce style de vie fut son grand intérêt pour l'aménagement de ses résidences ; l'historienne de l'architecture John Goodall écrit qu'il fut « le mécène des arts et de l'architecture le plus enthousiaste à avoir occupé le trône d'Angleterre[139],[140] ». Au terme de plusieurs mois de débats, Louis IX annonça en janvier 1264 la mise d'Amiens condamnant les rebelles, reconnaissant les droits du roi d'Angleterre et annulant les provisions d'Oxford[316],[317]. Il est ensuite excommunié par le Pape, mais Jean sans terre meurt le 19 octobre 1216 et son fils Henri III lui succède. Henri III signa une trêve avec Louis IX en 1234 et rentra en Angleterre sans avoir rien obtenu ; l'historien Huw Ridgeway qualifie cette expédition de « coûteux fiasco[5] ». L'armée des Impériaux est battue par le roi Philippe-Auguste lors de la bataille de Bouvines et l'empereur s'enfuit. Le roi anglais retourna en Angleterre en avril 1260 bien décidé à reprendre le pouvoir alors que les relations se tendaient entre de Clare d'un côté et de Monfort et Édouard de l'autre[295]. Dans les années 1270, les nobles anglais sont insatisfaits de Henri III qui ne parvient pas à gouverner de manière durable. Tous les établissements de ce type n'eurent pas cette chance et le roi annula la charte de l'université de Northampton en raison de la concurrence qu'elle faisait à Oxford[169]. Guillaume le Maréchal continua cette politique malgré les instructions de la papauté qui avait adopté des mesures d'exclusion des Juifs lors du quatrième concile du Latran en 1215[177]. Il poursuivit les rebelles et assiégea le château de Kenilworth avant de continuer vers le sud[326]. Il chercha notamment à se rapprocher de l'empereur Frédéric II en espérant qu'il se tournerait contre son voisin français ou autoriserait ses nobles à participer aux campagnes anglaises[245]. Il gouverna généralement en accord avec les chartes qui empêchaient la Couronne de contourner le pouvoir judiciaire pour imposer des amendes ou exproprier les barons comme cela avait souvent été le cas sous Jean[121],[5]. Henri III, roi d'Angleterre et duc d'Aquitaine débarque à Royan où il est reçu par Hugues de Lusignan, comte de la Marche, 1242. Il envisagea de mener une croisade au Levant mais en fut empêché par des révoltes en Gascogne. Vérifiez les traductions 'Henri III d’Angleterre' en néerlandais. Il était naturel, montrait facilement ses émotions et pouvait facilement être ému aux larmes par un sermon[7],[8],[5]. Il jeûnait avant la fête d'Édouard le Confesseur le 13 octobre et a peut-être lavé les pieds des lépreux[158],[5]. Henri III ne reçut pas une grande attention de la part des historiens et John Beeler nota dans les années 1970 que la couverture de son règne par les historiens militaires restait particulièrement légère[360],[359],[5]. Le traité de Worcester de 1218 réduisit les tensions avec Llywelyn mais il soulignait la faiblesse de la Couronne car le prince devenait de fait le justiciar d'Henri III au pays de Galles[68],[69]. Durant la première révolution anglaise, ils mirent en parallèle les règnes d'Henri III et de Charles Ier qui venait d'être déposé[356]. La croisade d'Henri III fut néanmoins annulée car les dures politiques de Simon de Monfort en Gascogne avaient provoqué une révolte en 1252 et le soulèvement était soutenu par le roi Alphonse X de Castille[251],[252],[253]. Henri est le fils aîné de Jean sans Terre et d'Isabelle d'Angoulême. Les préparatifs militaires anglais furent lents et le débarquement d'Henri III et de son armée en Bretagne n'eut lieu qu'en mai 1230, après les vaines tentatives de Richard de Cornouailles, frère du roi et son lieutenant en Aquitaine[107]. Le 4 décembre 1259, le roi d'Angleterre Henri III Plantagenêt signe avec Louis IX, le futur Saint Louis, le traité de Paris (appelé aussi traité d'Abbeville).. Ce traité met fin à ce que l'on appelle parfois la première Guerre de Cent Ans. Le texte prévoyait la limitation des potentiels abus du pouvoir royal, la démobilisation des armées rebelles et un accord de partage du pouvoir mais aucun des partis ne respecta ses conditions[14]. Les tensions entre le roi et les nobles provoquèrent la seconde guerre des barons en 1264 et Henri III fut battu et capturé par Simon de Montfort à la bataille de Lewes. Au début du XIIIe siècle, le royaume d'Angleterre faisait partie d'un « empire » couvrant l'Angleterre depuis l'Écosse et le pays de Galles et les territoires continentaux de Normandie, de Bretagne, du Maine, de l'Anjou, du Poitou et de la Gascogne[9],[5], issus de l'héritage des Plantagenêt, et pour lesquels le roi d'Angleterre était vassal du roi de France, devant lui prêter hommage et serment de fidélité. Le souverain voulait utiliser sa cour pour unifier ses sujets anglais et continentaux et il invita notamment Simon de Montfort, un chevalier français qui avait épousé sa sœur Aliénor et devint comte de Leicester, à sa cour[136]. Des désaccords apparurent cependant rapidement entre les barons impliqués dans le coup d'État[288]. La situation dégénéra en une guerre civile entre les partisans de des Roches et ceux de Richard[112]. De Montfort marcha vers l'est avec une armée en direction de Londres dont la population se souleva[310]. Il est né au château de Winchester. Il ordonna immédiatement la confiscation de toutes les terres des rebelles, ce qui entraîna une vague de pillages dans tout le pays[333],[330]. De 1227 à 1234 , des grands seigneurs français font appel au roi anglais contre le roi Louis IX et sa mère Blanche de Castille. L'Irlande était une possession importante de la Couronne en raison des revenus qu'elle en tirait, une moyenne de 1 150 livres par an au milieu du règne d'Henri III, et comme une source de terrains à accorder à ses partisans[231],[n 6]. Les historiens Margaret Howell et David Carpenter la décrivent comme « plus combative » et « bien plus dure et déterminée » que son époux[188],[189]. Henri III arrangea de nombreux mariages avec la centaine d'immigrés savoyards pour leur faire intégrer la noblesse anglaise et cela causa des tensions avec les barons locaux qui refusaient que des étrangers acquièrent des propriétés[210]. Henri III s'efforça donc d'utiliser son autorité royale avec indulgence afin d'apaiser les barons les plus hostiles[5]. En l'absence des archevêques de Cantorbéry ou de York, il fut oint par les évêques de Worcester et d'Exeter et couronné par Pierre des Roches[18],[19],[5]. En 1236, il épousa Éléonore de Provence et le couple eut cinq enfants. Le roi était connu pour sa piété et il organisa de somptueuses cérémonies religieuses notamment en l'honneur d'Édouard le Confesseur qu'il adopta comme son saint patron. Cette tactique échoua et l'opposition à Henri III se poursuivit[35]. Une des causes du problème était que, selon la loi médiévale, les tuteurs d'un mineur, comme, Avant d'épouser Jean, Isabelle avait été promise à, Les partisans d'Hubert se présentaient comme les dirigeants locaux légitimes affrontant des étrangers oppressifs tandis que ceux de des Roches avançaient qu'ils étaient en réalité les soutiens loyaux du roi et que c'était les barons anglais qui s'étaient rebellés et s'étaient alliés avec le prince Louis contre Jean puis, En plus des taxes, les revenus du souverain étaient essentiellement issus de ses, La Couronne avait évalué que chacune des 52 480 pièces d'or frappées valait autant que 20 pièces d'argent mais leur valeur réelle était bien plus faible et il n'était pas intéressant d'en posséder. Allié au roi Henri III et au comte de Toulouse Raymond VII, il défia Alphonse de Poitiers le 25 décembre 1241, ce qui lui valut d'être cité devant les Pairs. Les croisades étaient une cause populaire au XIIIe siècle et, en 1248, Louis IX participa à la malheureuse septième croisade après avoir signé une nouvelle trêve avec l'Angleterre et avoir reçu l'assurance du pape qu'il protégerait ses terres contre une éventuelle attaque anglaise[246],[5]. En 1212, son éducation fut confiée à l'évêque de Winchester, Pierre des Roches[5]. Le roi tomba malade et mourut dans la nuit du 18 octobre 1216 alors qu'Henri n'avait que neuf ans[15]. Au XIIIe siècle, Rome et les États pontificaux étaient à la fois une puissance religieuse dominant l'Église européenne et une puissance politique en Italie centrale où elle était militairement menacée par l'Empire. L'une des priorités du nouveau régime était cependant de régler le long différend avec la France et à la fin de l'année 1259, Henri III, Éléonore, Simon de Monfort et la plupart des conseillers se rendirent à Paris pour négocier les derniers détails d'un traité de paix avec Louis IX[292]. Sa disparition met un terme à 56 ans de règne[343],[345],[5]. Ces historiens, dont l'archevêque Matthew Parker, étaient influencés par les inquiétudes contemporaines sur les rôles respectifs de l'Église et de l'État et ils examinèrent l'évolution du pouvoir royal, l'émergence du nationalisme anglais et ce qu'ils considéraient être l'influence malveillante de la papauté[5],[356]. Il quitta l'Angleterre comme promis et rejoignit la croisade des albigeois dans le Sud de la France[48]. Les premières études historiques sur le règne d'Henri III apparurent aux XVIe et XVIIe siècles et s'appuyaient essentiellement sur les chroniques médiévales tels que celles de Roger de Wendover et de Matthieu Paris[5]. Henri III fut fou de joie et organisa de fastueuses célébrations et fit d'importantes donations à l'Église et aux pauvres pour obtenir la protection divine pour son fils[201]. Devenu roi en 1223, Louis VIII de France s'était allié à Hughes de Lusignan et ils envahirent le Poitou puis la Gascogne[86],[87]. Désespéré, de Monfort se lança à la poursuite de l'armée royale et malgré sa supériorité numérique, celle-ci fut battu à la bataille de Lewes le 14 mai[321]. Les tribunaux itinérants, appelés eyres, qui recevaient les plaintes de la petite noblesse ou de la gentry, avaient peu de pouvoir, ce qui permettait aux grands barons de dominer la justice locale[123]. Le frère d'Henri III, Richard, tenta d'apaiser les tensions et d'éviter un affrontement militaire ; Édouard se réconcilia avec son père et de Monfort fut jugé pour ses actions contre le roi[296] ; la situation restait cependant explosive et en octobre, une coalition menée par de Monfort, de Clare et Édouard reprit le pouvoir mais leur autorité s'effondra rapidement[297]. Une seconde tentative pour reprendre ses possessions françaises se solda en 1242 par la désastreuse bataille de Taillebourg. Le gouvernement royal anglais avait traditionnellement été centré autour de plusieurs grands offices occupés par de puissants membres de la noblesse[116]. Son gouvernement fut affaibli par la mort de Richard de Clare car son héritier, Gilbert, rejoignit les radicaux ; la position du roi fut encore fragilisée par d'importantes incursions galloises et par la décision du pape de revenir sur son jugement précédent et d'estimer que le serment d'Henri III à Oxford était légitime[305]. Le terme « Poitevins » fut globalement appliqué à ce groupe même si peu étaient effectivement originaires du Poitou et, dans les années 1250, une forte rivalité opposa les Savoyards relativement bien intégrés et les Poitevins récemment arrivés[222],[223]. Henri III réforma le système monétaire en 1247 en modifiant le dessin des pièces pour lutter contre le rognage[149]. Le roi fut contraint d'amnistier les barons rebelles et de réinstaurer les provisions d'Oxford, ce qui faisait de lui, selon l'historien Adrian Jobson, « à peine plus qu'un homme de paille[323] ». Son fils aîné, Édouard, fut également fait prisonnier mais il s'échappa et battit les rebelles à la bataille d'Evesham l'année suivante. Ce faisant, l'attention d'Henri III se détourna des questions internes à l'Angleterre pour se concentrer sur les politiques européennes[243]. Des miracles commencèrent à être rapporté à l'aura de sa tombe mais Édouard Ier n'était pas convaincu par ces récits et Henri III ne fut jamais canonisé[351],[355]. Un petit conseil royal fut formé mais son rôle était mal-défini ; les nominations, les patronages et la politique étaient décidés par Henri III et son entourage immédiat plutôt que par les plus grandes assemblées du début du règne[118]. Il désigna néanmoins plusieurs Lusignan haïs par les nobles anglais[282]. Il rejeta initialement tous les appels à la modération mais fut persuadé en octobre 1266 par le légat apostolique Ottobono de' Fieschi d'adopter une politique moins brutale appelée le dictum de Kenilworth (en) qui autorisait le retour des terres rebelles en échange du paiement de lourdes indemnités[334]. Henri était en sûreté avec sa mère dans le château de Corfe dans le Dorset lorsque le roi Jean mourut . En réponse, ce dernier s'allia avec le prince Llywelyn et ses soutiens se soulevèrent en Angleterre[112]. De nombreuses attaques avaient eu lieu durant la première guerre des barons mais la communauté prospéra durant les premières années du règne d'Henri III[176],[177]. Durant le règne d'Henri III, les relations entre l'Angleterre et l'Écosse furent relativement pacifiques en raison du lien de suzeraineté entre le roi anglais et Alexandre II d'Écosse[234],[235]. Le second était le comte de Chester, Ranulph de Blondeville, l'un des plus puissants barons loyalistes[27]. Lorsque Louis apprit la défaite, il entama de nouvelles négociations[52]. Alphonse signa un traité d'alliance en 1254 et le mariage du fils d'Henri III, Édouard à la demi-sœur du roi castillan, Éléonore, permit de sécuriser une paix durable entre les deux pays[251],[254] . La situation évolua rapidement vers une impasse car aucun des deux camps n'était capable de prendre l'ascendant. Henri II devient duc de Normandie en 1150 (que son père lui cède) et comte d'Anjou et du Maine en 1151 à la mort de son père. En 1258, l'aversion générale envers les Poitevins se transforma en haine avec Simon de Monfort comme l'un de leurs principaux opposants[224],[225]. Il créa ainsi une zone tampon contre les Irlandais et les rois irlandais commencèrent à souffrir de la pression des colons au fur et à mesure que la domination anglaise s'accroissait[233]. En 1152, il épouse Aliénor d'Aquitaine, ancienne reine de France, qui lui apporte en … En avril 1264, Henri III mena une armée dans les territoires de Monfort dans les Midlands avant de continuer vers le sud-est[320]. En échange de ce soutien, les barons demandèrent une nouvelle promulgation de la Magna Carta de la charte de la Forêt[92],[93]. Malgré leurs succès, les barons rebelles ne parvenaient cependant pas à prendre définitivement le dessus. Dans le même temps, les nobles gallois menés par le puissant prince Llywelyn s'agitaient dans le pays de Galles et le long des marches galloises[60],[61]. Les derniers barons récalcitrants furent mis au pas en 1224 lors du siège du château de Bedford ; au terme d'un siège de huit semaines, presque toute la garnison fut exécutée[84],[85]. La mort de son père apaisa néanmoins les tensions et les forces royales, menées par Guillaume le Maréchal, battirent les rebelles soutenus par les Français à Lincoln et à Sandwich en 1217. De Montfort fit prisonnier le couple royal et même s'il maintint la fiction d'un gouvernement au nom d'Henri III, les rebelles remplacèrent complètement le gouvernement royal avec leurs partisans[312].