Une des premières observations faites par les scientifiques de l’ABCDstudy, c’est que chez les enfants passant plus de 7 heures par jour sur des écrans, on observe une réduction du cortex, la couche extérieure du cerveau qui permet de traiter les informations venues des 5 sens. Le logo PEGI sur les jeux vidéo : que signifient les pictogrammes ? « Et ceux qui n’ont pas été accompagnés dans l’usage des réseaux sociaux tombent dans le piège des fake news où se surexposent », insiste Serge Tisseron. Les enfants naissent souvent dans un environnement hyperconnecté. Les ados accros à leurs smartphones seraient plus exposés aux troubles psychologiques, VIDEO. 15% des collégiens passent 30 à 60 mn sur un écran dans leur lit tous les soirs. Les facteurs biologiques, neurologiques et environnementaux jouent tous un rôle. Idem pour ceux qui sont issus de familles confrontées aux difficultés matérielles, d’autant qu’ils sont souvent moins bien accompagnés par leurs parents dans leur utilisation des outils numériques que des jeunes issus de milieux favorisés. Même chez les plus jeunes. Avec des confrères, il est responsable des dernières préconisations en matière d’écran pour l’Académie américaine de Pédiatrie qui recommandent aux parents « d’éviter l’utilisation des médias numériques, sauf le chat vidéo, chez les enfants de moins de 24 mois ». Certaines études montrent d’ailleurs que le temps passé devant des écrans a une incidence sur l’attention, la mémoire et les apprentissages. De nombreux spécialistes ont pointé du doigt les risques de la «lumière bleue» des écrans qui inhibe l'hormone de l'endormissement, la mélatonine. Des scientifiques réunis à Paris appellent les parents à être vigilants sur l'usage des écrans par leurs jeunes enfants. Télévision, smartphone, jeux vidéo : en moyenne, les jeunes âgés de 2 à 17 ans passent plus de trois heures par jour devant un écran, et même plus de 4 h 30 chez les 14-17 ans. Sécheresse oculaire, maux de dos, troubles du sommeil… Si on connaît les effets négatifs des écrans sur la santé des plus jeunes, on connaît moins leur impact sur les résultats scolaires. Cet effet bénéfique est moindre, mais non négligeable, durant les mois moins ensoleillés ou lorsque la myopie … Pas question pour autant de diaboliser les écrans et de nier les apports du numérique. Selon une étude Elabe réalisée réalisée en juin 2019 pour l’association AXA Prévention, en collaboration avec le docteur Laurent Karila et l’association SOS Addictions, si 69 % des parents estiment donner le bon exemple à leurs enfants en matière d’écrans, la réalité est tout autre : 20 % des parents regardent un écran pendant un repas de famille ou 22 % consultent leur téléphone toutes les 10 minutes ! Et cette surconsommation d’écran peut avoir des effets sur la santé des adolescents. Et les 13-19 ans déclarent passer plus de quinze heures hebdomadaires sur les écrans », explique Yvan Touitou, membre de l’Académie nationale de médecine. Cette étude a … 16 décembre 2020. « L’école a beaucoup à faire pour déjouer les usages du numérique », déclare tout de go Serge Tisseron. Nous ne savons pas encore si c’est une mauvaise chose. » Ce ne sera qu’avec le suivi des enfants dans le temps que les chercheurs pourront tirer des conclusions sur un rapport éventuel de cause à effet. Rapport (2129 ko) Avis (1897 ko) Date du document : 12/12/2019. « Certains adolescents s’enferment dans une bulle virtuelle », résume ainsi le psychiatre Jean Adès, membre de l’Académie nationale de médecine. «Les adolescents passent en moyenne 7 à 8 heures par jour devant un écran. 45% des 8-13 ans confient avoir mal aux yeux quand ils regardent les écrans le soir. Les éditeurs de jeux vidéo multiplient donc les promotions sur de nouvelles armes pour le jeu ou commercialisent des loot box (des boîtes à butins) qui donnent envie aux joueurs de les acheter, de les utiliser et donc de jouer plus longtemps », observe Serge Tisseron. Toutefois, la scientifique reste prudente : « Nous ne savons pas si cela est causé par le temps passé devant un écran. Or, l’exposition à la lumière du jour a un effet protecteur contre la myopie. Les écrans ont un impact sur le cerveau des enfants Jeudi 7 novembre 2019 Le temps que les enfants passent sur les écrans modifierait la structure physique de leur cerveau. Il propose des informations neutres et scientifiquement fondées, et met à disposition des particuliers et des professionnels des articles didactiques sur les risques de la surexposition aux écrans, des tests, des supports d'information et des conseils adaptés aux publics concernés (je… : on constaterait une baisse des capacités cognitives des dernières générations, plus précisément depuis le milieu des années 1990. La première étude de ce genre, réalisée à grande échelle sur environ 12 000 enfants par le NIH (National Institutes of Health), a pour but de suivre l’évolution du développement cognitif d’enfants âgés de 9 à 10 ans au début de l’étude sur une dizaine d’années. … Or les écrans et leur éclairage émettent de la « lumière bleue » invisible pour nos yeux. Que penser alors des enfants qui regardent la télévision durant une heure avant d’aller à l’école? « Avec le risque que l’adolescent glisse, une fois adulte, vers des jeux d’argent », indique-t-il. Effets de l’exposition des enfants et des jeunes aux écrans. Quels sont réellement les effets des écrans sur les ados ? Pire, quatre minutes de Bob l’éponge ou de la Pat’ Patrouille suffiraient pour engendrer les mêmes difficultés. Ce troisième volet de la série « Cerveau » initiée par Futuribles en janvier 2019 est consacré aux interactions homme / machines (écrans, ordinateurs…) et, plus particulièrement, à l’impact des écrans sur le développement et le fonctionnement du cerveau, notamment chez les jeunes. Les deux tiers des 4 èmes sont sur un écran avant de s’endormir. Les jeux vidéo sont aussi dépeints comme une « source de satisfactions positives et d’améliorations de certaines performances intellectuelles ». Date de mise en ligne : 29/01/2020. « Les réseaux sociaux apprennent par exemple aux adolescents à constituer un collectif. Grégoire Borst, spécialiste du cerveau et de neurosciences, s’intéresse ici aux conséquences de l’exposition accrue aux écrans, … En Amérique du Nord et en Europe, plusieurs directions de santé publique et associations de pédiatres ont formulé des recommandations concernant l’exposition des enfants aux écrans.Voici les recommandations émises par la Société canadienne de pédiatrie (SCP) et les Directives canadiennes en matière de comportement sédentaire. L’appel invite aussi les parents à avoir un usage raisonné de leurs propres outils numériques, car « l’excès chez l’adulte peut provoquer l’excès chez l’enfant ». Leur consultation de contenus Tv et vidéo est toujours plus délinéarisée, et Snapchat est désormais leur application de messagerie préférée. « Nous savons que les bébés qui jouent avec un iPad n’appliquent pas ce qu’ils apprennent sur l’iPad dans le monde réel, c’est-à-dire que si vous donnez à un enfant une application où il joue à empiler des Legos virtuels, des blocs virtuels, une fois en face de vrais blocs, ils doivent tout recommencer. » Il n’y a pas de transfert de connaissances du virtuel en 2D au réel en 3D : l’apprentissage sur tablette ne remplacera donc pas de « vrais » jeux pour développer les capacités cognitives et motrices des tout-petits. Troubles du sommeil, désinsertion sociale, création d’une « bulle virtuelle » et surexposition aux fake news sont notamment pointés du doigt. «La journée, le soleil nous abreuve de lumière bleue, mais le soir, notre biologie nous incite à entrer … Pourtant, les chiffres démontrent qu’ils sont de plus en plus jeunes à les utiliser régulièrement… D’autant plus que les écrans n’ont pas un impact seulement sur les yeux mais aussi sur les capacités d’attention et de concentration, le comportement général, le bien-être… Il est important de limiter leur temps passé devant ces écrans afin de favoriser leur croissance. EDUCATION Un appel à la vigilance est lancé afin de minimiser les risques pour les jeunes, Publié le 09/04/19 à 09h25 Les troubles du sommeil qui en résultent peuvent entraîner de la fatigue, des troubles de l’attention, une agressivité, et affecter les résultats scolaires du jeune », informe le chronobiologiste Yvan Touitou. Cela vaut pour les adultes comme pour les enfants. Une étude récente menée par des chercheurs québécois et américains a mis en évidence l’impact sur le long terme d’une exposition importante aux écrans dans les premières années de vie. Inscrire un enfant à l’école primaire. C’est un évènement normal du développement cérébral, mais qui apparait en général plus tard a expliqué le Dr Gaya Dowling du NIH dans l’émission 60 minutes de CBS en décembre dernier. Groupe de travail. Autre observation de l’équipe de ABCDstudy, les enfants qui passent plus de 2 heures par jour sur les écrans obtiennent de moins bons résultats lorsqu’on évalue leurs capacités de réflexion et leurs compétences linguistiques. À l’occasion de la semaine du cerveau qui s’est déroulée du 11 au 17 mars 2019, les scientifiques ont relancé le débat sur l’impact des écrans sur le cerveau, notamment chez les plus jeunes. Les jeux sur la tablette sont notamment populaires. L’objectif a été d’évaluer leur impact sur l’activité des tout-petits quand ils grandissent. Les auteurs de l’appel soulignent aussi les dangers dus à la facilité d’accès sur Internet à des scènes violentes ou pornographiques. Dans un texte publié ce mardi, l’Académie des sciences, l’Académie nationale de médecine et l’Académie des technologies font le point sur les risques liés aux écrans pour les adolescents. « Les adolescents qui présentent des fragilités psychiques liées à des situations de maltraitance, à des deuils, à des séparations, sont susceptibles d’avoir un usage plus pathologique des écrans », constate Serge Tisseron. La surexposition aux écrans des enfants et parents pointée du doigt par les scientifiques, Les heures d’écran des enfants impactent leurs capacités intellectuelles, Les conseils pratiques du CSA pour protéger les enfants des écrans. Exposition excessive des enfants aux écrans : que risquent-ils ? Mais ce point de départ est-il ac… Des dizaines d'études sur les conséquences des écrans pour les jeunes enfants ont déjà été publiées, notamment aux Etats-Unis ou au Canada. Et ce manque de sommeil est aggravé avec l’invention des objets numériques. 90% des études sur les jeunes de 5 à 17 ans du monde entier ont montré que plus de temps d’écran est associé aux heures de coucher tardif, moins d’heures de sommeil et une qualité de sommeil plus faible. Un besoin de sommeil rarement écouté à cet âge-là. Par exemple, une étude montre qu’il suffit de neuf minutes de dessins animés pour qu’apparaisse une réaction s’apparentant au TDAH. À l’occasion de la semaine du cerveau qui s’est déroulée du 11 au 17 mars 2019, les scientifiques ont relancé le débat sur l’impact des écrans sur le cerveau, notamment chez les plus jeunes. L’impact des écrans sur le sommeil, une question d’âge ? Les likes étant le baromètre de leur popularité, certains ados ont une image parfois brouillée d’eux-mêmes. Tout en dispensant quelques conseils aux parents : « Il faut établir un consensus avec l’enfant : définir avec lui un temps d’écran, lui apprendre à laisser son téléphone en dehors de sa chambre le soir, à ne pas regarder d’écran pendant les repas, par exemple », déclare Yvan Touitou. Société Quels sont réellement les effets des écrans sur les ados ? Les enfants surexposés aux écrans ont plus de risques de souffrir d’un retard de langage que les autres. Eux se sont appuyés sur une auto-évaluation rétrospective, ainsi que sur un suivi quotidien du temps passé derrière les écrans. Les jeux vidéo ne sont pas non plus exempts de risques : « Les fabricants de jeux vidéo utilisent des stratégies pour retenir les adolescents. L'agence Santé Publique France a aussi publié un nouvel article le 14 janvier 2020 sur les troubles du langage c… Un appel « à une vigilance raisonnée sur les technologies numériques » est réclamé. « Un nombre croissant de recherches suggèrent que le temps passé en ligne bénéficie à une majorité de jeunes qui en font bon usage », souligne l’appel. Il importe que les parents maintiennent un dialogue positif sur l’utilisation des écrans et restent attentifs aux symptômes de fatigue liés aux troubles du sommeil, aux signes d’isolement pouvant conduire à un repli sur soi et à un fléchissement des résultats scolaires. Les effets délétères des écrans sont d’abord et avant tout liés à leur usage nocturne car celui-ci perturbe un de nos biens les plus précieux : le sommeil. Pour son deuxième numéro, elle s’interroge sur la place des écrans dans la vie de nos enfants et l’impact qu’ils peuvent avoir. Des risques auxquels tous les adolescents ne sont pas exposés de la même manière. Pour compenser cette dette de sommeil, les adolescents ont tendance à beaucoup dormir le week-end. Selon lui, il est aussi impératif que les parents restent attentifs aux symptômes de fatigue liés aux troubles du sommeil, aux signes d’isolement pouvant conduire à un repli sur soi et à un fléchissement des résultats scolaires. Cette étude appelée ABCDstudy pour (Adolescent Brain Cognitive Development ou étude du développement cognitif du cerveau adolescent en français) permet d’étudier comment le temps passé devant les écrans impacte le cerveau des enfants, ainsi que leur développement émotionnel et mental. Autre conséquence probable d’une surexposition aux écrans: les troubles du sommeil, de plus en plus fréquents chez les jeunes. « La course au like est d’autant plus nocive que l’estime de soi est fragile », indique aussi le texte. Ados et porno: «Le plus important, c’est que les parents invitent au dialogue». Photo Didier Debusschère Le temps passé devant les écrans a explosé depuis le début de la pandémie chez les jeunes. Une mauvaise idée, selon Yvan Touitou : « Le fait de dormir beaucoup le week-end ne fait que conforter la désynchronisation de l’enfant ». À la tête d’une étude sur le lien entre les écrans et le bien-être des jeunes, Patricia Conrod a été claire, le temps passé devant les écrans par nos jeunes est trop important. ados sont accros à leurs téléphones, tablettes et consoles pour le meilleur, et parfois pour le pire. C’est beaucoup plus significatif que prévu depuis que les écoles ont instauré des écrans dans le système d’éducation», a souligné la chercheure en psychiatrie au CHU Ste-Justine, qui dresse un parallèle entre la méconnaissance des risques du tabac dans les années 19… D’où un appel « à une vigilance raisonnée sur les technologies numériques » de l’Académie des sciences, l’Académie nationale de médecine et l’Académie des technologies, rendu public ce mardi. Avec les autres membres des académies, il appelle les pouvoirs publics à mettre en place des formations pour tous les intervenants auprès de la jeunesse, « afin de contribuer à réduire les conséquences des disparités sociales, notamment dans l’utilisation des réseaux sociaux ». Plus précisément, les chercheurs se sont intéressés aux conséquences d’une exposition Les effets des écrans sur le développement du cerveau des enfants. Ce sont les résultats dune nouvelle étude de Jean Twenge, de luniversité détat de San Diego, et de Keith Campbell, de luniversité de Géorgie, qui ont surtout relié ce temps décran au bien-être psychologique : ces jeunes souffrent dautant plus de troubles relati… « La consommation devient problématique quand les adolescents zappent d’un écran à un autre et perdent le contrôle du temps passé dessus », indique Serge Tisseron. Un appel à la vigilance est lancé afin de minimiser les risques pour les jeunes, - La fréquentation de 20 Minutes est certifiée par l’ACPM. Un point sur les recherches actuellement en cours. Dans le cadre de leur travail avec les enfants, des professionnels se demandent s’il n’existerait pas une corrélation entre surexposition aux écrans et retard, voire absence de langage, des troubles, qui selon elle, sont de plus en plus fréquents. Elle observe aussi une « altération de la motricité fine » chez des petits de 3 ans, « qui ne savent pas tenir un cube » ou encore des enfants qui regardent moins les adultes parce que l’écran « fait écran ». Non seulement les écrans renforcent la sédentarité, mais ils réveillent la faim et ont un impact négatif sur le sommeil. Ils écoutent de la musique, font des parties de jeux vidéo endiablées, envoient des messages via « On sous-estime généralement le rôle des vulnérabilités sociales, qui interfèrent de façon majeure dans le rapport aux écrans », souligne ainsi le texte. Le mode d’éclairage ambiant en classe pourrait jouer également un rôle, tout comme le manque de jeux en extérieur. Ils alertent sur les effets d'une surconsommation. Plus de deux heures d’écran par jour : un risque accru d’anxiété et de dépression chez les jeunes.